Phare de Portzic

Arrivé à bon port

Un éclat de 2 secondes puis un éclat de 6 secondes. C’est à ce feu, que les marins reconnaissent le phare du Portzic.
Ce phare marque, avec le phare du Petit Minou, le cap que doivent suivre les navigateurs pour passer la porte de la rade de Brest.

Goulet de Brest. Vue en direction de l'océan.

Ce cliché pris au coucher du soleil, au niveau du phare du Portzic, montre le goulet de Brest en direction de l'océan.
Le navire que l'on aperçoit dans le reflet du soleil est le remorqueur Abeille Bourbon.
Enfin, nous pouvons distinguer le phare du Petit Minou à l’extrémité de la falaise au tout dernier plan, sur la ligne d'horizon.

Large de moins de deux kilomètres à l'endroit le plus resserré, c’est le seul chemin pour entrer et sortir de la rade.
C’est un passage étroit où les courants de marées sont puissants et dangereux tel de l’eau traversant un entonnoir.

Carte marine goulet de Brest

Source :

Mais ce petit chemin de mer bien balisé et connu depuis fort longtemps offre l’accès à une immense baie de cent-quatre-vingt kilomètres carrés.
Une baie où navires et marins peuvent se mettre à l’abri, peu importe la tempête qui sévit.

Phare du Portzic et rade de Brest

Le phare du Portzic sur la falaise, dans les genêts, avec pour toile de fond la rade de Brest.


Port de commerce de Brest

Brest, le port.


Qu’est-ce que j’aime m’y balader,
Le bruit des vagues et toutes ces bouées,
Je regarde les bateaux, assis sur le quai.
Derrière moi cette route goudronné,
Prétendu restaurée,
Mais que je trouve bien défoncée.

Plus loin ces usines,
Qui tournent à plein régime,
Je vois cette fumée,
Ces ouvriers,
Casque sur la tête et les bottes aux pieds.
Dans ce port c’est une scène banale,
On se croirait un peu chez Zola, dans Germinal.

Port de commerce que je t’aime,
Des usine classées Seveso jusqu’à La Carène,
Ronronnement des moteurs,
La patience ! Ce que j’admire chez ces pêcheurs,
A tendre une perche,
A attendre une bonne pêche.

Quelques kilomètres après,
On quitte cette zone d’activité concentrée,
On passe par la gare de fret.
On croise pas mal de graffiti,
Certains parlent de vandalisme,
Je pense moi que ça donne de la vie,
Mélange de couleurs au style impressionnisme.

En fait,
Cette zone portuaire,
Elle est flippante et pleine de mystères.
Des vieux bâtiments rouillés,
Complètement désertés,
Aux bureaux vraiment modernes,
Couleurs flashy même trop contemporaine,
Certainement pour effacer les cernes,
De ce port chargé d’histoire.

Entre bois et métal,
Entre docker et vandales,
La diversité c’est sur elle est là,
C’est pour ça que j’aime cet endroit,
Port de co’ jamais je ne pourrais me passer de toi !

Grue et passerelle au port de commerce  Bateaux et graffiti au port de Brest

Monts d'Arrée

Un autre monde

C’était l’un de mes endroits préférés lorsque j’habitais encore en Bretagne. Bien qu’à une bonne heure de route de Brest, les Monts d’Arrée m’ont toujours fasciné.

Arbre mort sur le mont Saint Michel de Braspart

Un paysage lunaire, des rochers et de la végétation et rase et sèche.
Au point culminant du Mont-Saint-Michel de Braspart, se dresse une petite chapelle du même nom. Visible des kilomètres à la ronde, elle veille sur ce monde désertique.

Chapelle Saint Michel

« Nous grimpions jusqu’au sommet de ce mont. Sous un ciel chargé, la végétation sèche craquait sous nos pieds. Nous voulions à tout prix atteindre cette petite chapelle datant du XVIIème siècle, avant l’orage qui s'annonçait »

Un monde où tout se ressemble. Où l’on marche des heures en ayant l’impression de ne pas avoir avancé. Un monde où l’on peut le dire : Il n’y a rien.
Enfin si, un lac. Un lac artificiel, qui porte d’ailleurs le poétique nom de 'Réservoir' Saint-Michel.

Mais ce joli plan d’eau tout droit sorti de nulle part, n’est pas là que pour faire allure de carte postale. Bien qu’il y ai une petite école de voile ou que ce soit un paradis pour les pêcheurs amateurs, il sert d’abord à la production d’électricité !

Centrale nucléaire de Brennilis

« Plusieurs rangées de grillages et barbelés, des vieux lampadaires et des caméras qui scrutaient, on se serait cru devant un complexe ultra secret. Ce n’était pourtant qu’une centrale produisant l’électricité »

Dans un premier temps, l’un des premiers réacteurs nucléaire en France fonctionnant à l’eau lourde N°4, EL4 pour les intimes.
Vous l’aurez compris, on était plus sur de l’expérimentation que de la véritable production.
C’est aussi la première centrale de France dont on a envisagé le démantèlement. Chantier référencé sous un joli et doux nom de « Installation nucléaire de base n°162 ».
Flippant quand même.
On dirait le nom d’une installation secrète de la guerre froide.
Aujourd’hui inactive elle est toujours en cours de démentèlement, le plus dangereux a été retiré mais attention : elle n’en demeure pas moins surveillée.

Centrale nucléaire de Brennilis, une centrale en cours de démentèlement

« Quand c’est du nucléaire, qu’il soit civil ou militaire, la sécurité a toujours de quoi vous tenir à l’écart !»

Mais dans ce monde lunaire on n’a pas pour autant dit stop à l’électricité.
Le « Réservoir » qui servait autrefois au refroidissement des tours, est maintenant attenant à une centrale électrique, ce coup-ci, hydraulique.
Les deux centrales sont toutes proches, distante de moins d’un kilomètre.

Centrale électrique

« Des câbles par milliers, une sécurité toujours renforcée, on entendais le bourdonnement typique du 50Hz de la fréquence électrique. D’ailleurs, c’est tout ce qu’on entendait. Drôle de moment pour dire cela, mais j’adorais. »

Mais ce relief au plein cœur du Finistère, département relativement « plat » a permis également l’installation de la plus haute antenne de radio diffusion du coin, sur le Roc’h Trédudon *.
C’est l’antenne qui a permis à plusieurs centaines de milliers de foyer d’avoir radio et télévision dans la région.

De plus, ce paysage est un véritable lieu de naissance de légendes, notamment les Korrigans, les légendaires habitants de la lande.
Et puis non loin de là, se trouve la forêt d’Huelgoat, selon la légende, cette forêt est le reste de ce qui était autrefois la célèbre forêt de Brocéliande renfermant ses légendes sur les chevaliers de la Table Ronde et la quête du Graal.
C’est un coin boisé pas comme les autres, et ce n’est pas que le nom qui fait la réputation de la zone.
Cette forêt est remplie de mystères, d’énormes rochers ronds vous feront penser au chaos, vous pourrez descendre dans la grotte du diable, où vous vous retrouverez sous une quinzaine de mètres d’empilement rocheux et une cascade vous y attendra.

Le chaos dans la forêt de Huelgoat

« Je voulais descendre par tous les moyens possible jusqu’au fond de cet enchevêtrement de rochers mystérieux. Corde et casque, j’ai mis une bonne demie heure pour atteindre le fond tant ces blocs de granits étaient glissants et recouvert de mousse. Au fond, un petit ruisseau coulait. L’eau était d’une clarté hallucinante. Mais dès que j’ai levé la tête, je n’ai pu m’empêcher de saisir mon appareil photo, tant la scène était grandiose »

Vous trouverez aussi cet énorme bloc de granit, qui tient en équilibre depuis… euh… bien longtemps et dont malgré ces plusieurs centaines de tonnes vous pourrez aisément le faire bouger.
Ce coin s’appelle « la roche tremblante ».

Ainsi de suite, que vous croyez —ou pas !— au légende du massif Armoricain, vous serez ébahit, surpris, curieux et même si vous n’y croyez toujours pas à ces légendes, soyez-en certain, vous repartirez avec tout de même un petit doute sur ce qu’il s’est passé il y a fort longtemps dans ce paysage isolé, et pour le moins unique !

Si le vent vous pousse en Bretagne, évidemment il faudra aller voir les côtes escarpées et sauvages. Mais trop de personnes oublient que la Bretagne a aussi une profonde histoire ancrée dans ses terres...


Hey !

HELLO!

Je n’ai rien posté depuis un petit moment, mais il s’est passé tellement de choses. Tellement de choses, que je dois vous les raconter !

D’abord, j’ai acheté un nouvel objectif ! Bon rien d’impressionnant, juste un 18-70mm pour mon Sony α. Je n'avais que le classique 18-50, et il commence à montrer des faiblesses...
Du coup, j’avais non-stop mon appareil entre les mains

Appareil photo

Bah oui forcément…
Alors je me suis baladé un peu partout, en ville et en dehors. Mais surtout la nuit (en ce moment je suis insomniaque ! :-)) Alors j’étais partout et nulle part à la fois.

Par ici et par là...

Mais comme je n’aime pas aller dans les endroits #quetoutlemondeconnait, alors j’ai du faire pas mal de recherches que ce soit dans ma tête, en demandant à des connaissances, en fouinant Google.com et même en feuilletant des bouquins !

J'écris, j'écris sans cesse

Et oui, mais n’empêche que les traiter, les trier, et rien que de les illustrer par les mots, ça demande un temps immense !
Mais c’est un temps que j’aime, un temps que j’adore même, et aussi un temps qui a pour finalité d’être partagé. Et ça, toujours par amour !

Mais toujours avec de l'amour :-)

Très très vite de nouvelles photographies et de nouveaux écrits viendront s'ajouter à ce site qui fait un petit compte rendu de (presques) toutes mes escapades !


Navires Landevennec

Un dernier regard.

Après une longue séance photo,
Il me restait maintenant à quitter le navire. Une seule solution, la plus radicale, s'offrait à moi : sauter.
J'étais sur la poupe, sept mètres au-dessus d'une eau profonde d'environ seize mètres, aucun soucis de toucher le fond donc. Pas le temps de réfléchir, le soleil se couche. Il est temps de faire le chemin inverse. J'ai sauté et nagé une centaine de mètres en direction de la côte. Le courant se faisait sentir, je devais constamment réajuster mon cap.

Navire militaire abandonné de Landévennec

Je n'ai pu m'empêcher de me retourner une dernière fois pour regarder ce fantôme d'acier que je venais de quitter, dont les rayons du soleil couchant faisait ressortir sa masse imposante...

Cimetière des navires de Landévennec

Bref, cette journée m'avait demandé pas mal de préparation en amont, et grâce à ce travail j'ai pu en profiter pleinement. Une si belle et rare journée, un moment que je ne suis pas près d'oublier.


Saint Gemmes sur Loire

St Gemmes s/ Loire

Si il y a bien un lieu où je me rends lorsque j'ai du temps libre et que je ne sais pas quoi faire, c'est bien dans ce petit village à la fois ville et nature
Un village où l'on passe du tout au tout, des bruyantes routes au paisible coucher de soleil.
Cette photographie, prise sur le vif au jardin méditerranéen de Port-Thibaut, m'inspire tranquilité et relaxation, des nuances colorées, saturées, et d'étranges sensations. Une impression de solitude et de symbiose avec la nature. Pour faire court: un endroit exceptionnel qu'il faut absolument voir.

Saint Gemmes sur Loire, au solail couchant

Mais ce petit paradis n'est pas que beau au soleil couchant ! Durant les chaudes et ensoleillées journées d'été, on aura l'impression de voyager un petit moment à l'ombre des palmiers, avec les odeurs de lavande et la vue sur un fleuve laissant découvrir des bancs de sable dignent d'une île déserte du Pacifique ! Magique je vous dis !

Saint Gemmes sur Loire, un été au jardin méditerranéen

Brest la nuit

One night in Brest

Il était minuit et quart. Posté au beau milieu du pont Albert Louppe, lors d'une nuit chaude étoilée, j'ai pris du recul et j'ai pu constater, le contraste et la luminosité qui se dégageait entre la rade et sa cité

Le pont de l'Iroise, la nuit

Je n'avais qu'à me retourner pour voir l'autre pont. Le nouveau. Celui qui porte la RN165 entre Brest et Quimpers. C'est un pont d'un autre style. Sensiblement de même longueur (huit cents mètres contre quatre-vingt de plus pour le pont Albert Louppe), c'est son architecture qui change: c'est un pont à haubant, majestueux, il offre un air de renouveau qui se fond particulièrement bien avec le charme du petit port du Relecq Keruhon.

Les deux ponts, au Relecq Kerhuon

Le Pont de l'Iroise, à gauche et le pont Albert Louppe à droite. En dessous coule l'Elorn, nous sommes au fin fond de la rade de Brest.

Mais ce que j'aime le plus, c'est descendre sur la plage de galets, accessible seulement à marée basse, pour aller au plus près des piliers de ces deux ponts magnifiques. Distant seulement d'une cinquantaine de mètres, le pont Albert Louppe n'est destiné aujourd'hui qu'aux piétons.
Être en bas n'est pas sans risques, et je passe deux fois des panneaux annonçant un danger de risque de chute d'éléments du tablier du vieux pont. Rassurant.
Lors des prises de vue, je n'entendais que le bruit de quelques voitures, mais surtout celui de l'Elorn, le fleuve qui coule sous les deux ponts. Une atmosphère que l'on s'approprie rapidement, et qui donne envie de rester quelques minutes à ne rien faire. À écouter, à observer... une bonne nuit en perspective.


Rue Saint Malo à Brest

Rue St Malo — Brest

La rue Saint Malo c’est la plus vieille rue de Brest. Plus qu’une simple ruelle pavée, c’est un véritable symbole qui fait l’identité des Brestois.
Située sur la rive droite de la Penfeld, cours d’eau traversant la ville, cette petite ruelle, au cœur d’un quartier populaire, sent les journées et soirée d’été, une chaleureuse atmosphère.
C’est un endroit de rencontre, de partage, qui met en valeur l’art et l’Histoire, où se croisent lors des journées ensoleillées, artistes, touristes et même parfois des jardiniers motivés !

Rue Saint Malo à Brest

A la fin de la journée, les inconnus se joignent aux amis et forment des groupes qui se rassemblent, autour d’un comptoir improvisé, bière à la main, assis ou debout, tout le monde se met à rire et à causer.

Rue Saint Malo à Brest

La nuit, le coin est silencieux, paisible, plein de sérénité.
À cette heure tardive, quelques chats semblent garder cette vieille rue pavée, une rue chargée d'Histoire, qui aujourd'hui prône la convivialité.


Navire dans la tempête bretonne

Il pleuvait, le vent soufflait fort, les vagues déferlaient, je n'avais que rarement vu une aussi grosse et belle tempête. C'était le moment idéal, quoi qu'un peu dangereux, de sortir faire des photos.

Tempête hivernale

C’est le milieu de l’après-midi, le vent souffle fort depuis la nuit dernière.
Des bourrasques glaciales soufflent à plus de quatre-vingt-dix kilomètres heures dans les terres, rajoutez vingt à trente kilomètres heures sur la côte et même encore plus en pleine mer.
Le ciel est gris, la mer aussi. Je ne sais même pas d’où venait l’eau qui renforçait ce froids. Certainement des embruns mêlés à la pluie.

La visibilité bien inférieure au mille, les embarcations restent clouées dans le petit port du Dellec et s’animent au rythme des vagues incessantes. La mer est bien formée, pourtant nous sommes encore dans la rade de Brest. Je n’imagine pas la situation en pleine mer.
Des creux de dix à douze mètres, parfois plus, sont annoncés dans le rail d’Ouessant, d’après la météo marine.

Je suivais un petit sentier côtier habituellement très fréquenté par les randonneurs. Aujourd’hui il était désert. Seuls quelques photographes, comme moi, bravaient les éléments, pour tenter d’obtenir quelques clichés de qualités, par un temps dont nous avions bien l’habitude dans la pointe nord du Finistère mais qui ce jour-là, surpassa les autres.

Tempête bretonne

Le vent se renforce, la tempête se durçit. La visibilité devient vraiment médiocre. On entends les cornes de brume siffler. Elle préviennent les navires tel le faisceau lumineux d'un phare.
Le danger est réel pour les embarcations dans la rade et le goulet.
Mais il est encore plus important pour les navires sillonnant le rail d'Ouessant. C'est pour cela que le CROSS, le Centres Régional Opérationnel de Surveillance et de Sauvetage, de la pointe de Corsen est en alerte sur la VHF 16, le canal radio pour toute détresse en mer.


C'est comme les pompiers qui scrutent les appels au 18 !
Remorqueur Abeille Bourbon

Le remorqueur d'intervention, d'assistance et de sauvetage, Abeille Bourbon, parfois appelé par l'indicatif UT515, est un navire basé dans le port de Brest qui, si les conditions météorologiques sont bonnes, reste à quai.
Lorsque le vent commence à souffler sérieusement, le navire se déplace et reste au mouillage dans l'anse de Camaret.
Si la vitesse du vent et la taille des vagues continuent de grimper, alors le remorqueur ira en première ligne en mettant le cap sur Ouessant, ce qui fût le cas lors de cette journée bien agitée !

Carte marine du rail d'Ouessant

Voilà une carte marine du Finistère nord et de l'île d'Ouessant où toutes les informations vous seront —normalement— plus clairs !

 

Et merci à OpenSeaMap, un projet de OpenStreetMap, pour leurs cartes marines Open Source qui s'agrémentent au fur et à mesure des participations des utilisateurs ! :

OpenSeaMap


Phare de l'île vierge, Finistère

Une étoile posée sur un socle de granit

Quatre-vingt-deux mètres. C’est la hauteur du phare de l’Île Vierge, le plus haut phare d’Europe, l’un des plus hauts du monde.
Il est situé sur un îlot non loin du rivage, au nord de la côte finistérienne.

Je me souviens, c’était un 13 juillet. C’était un peu avant minuit, en allant jusque qu’ici, j’étais intrigué par la lune. Elle était brune, elle était immense aussi. Un silence accompagne cette photographie. Pas de vague, ni de vent, les bateaux ne bougeaient pas non plus. Une mer d'huile à la couleur du ciel. L'ambiance en devenait presque inquiétante. C'était une nuit de super lune. C'était un autre univers...